Les bronzes africains sont réalisés avec la technique de la cire perdue. Cette technique très ancienne
permet la réalisation de pièces qui peuvent être exceptionnelles. Le déroulement de ce travail
commence par le modelage d’une sculpture en cire. Puis on moule la cire en l’enrobant soigneusement
d’un matériau réfractaire (de la terre glaise passée au tamis). Après séchage, le tout est chauffé. La cire
fond. Au moment propice le moule vide de cire est rempli de métal liquide. La transformation cire-bronze
est terminée. Après solidification et refroidissement du bronze on casse le moule pour en extraire la
sculpture. Suit un long et délicat travail de finition avant de retrouver la copie conforme en bronze de la
sculpture en cire.
Le travail du bronze coulé repose en fait sur le procédé du « moule perdu » employé depuis les temps
les plus anciens.
Les alliages cuivreux étaient fort valorisés en Afrique noire. Dans beaucoup de cas, ils se substituaient à
l’or dont ils avaient approximativement la couleur. La complexité du procédé témoigne de la maîtrise des
fondeurs africains. On comprend alors que dans la plupart des cultures, l’opération soit considérée
comme "magique", réservée à quelques spécialistes constitués souvent en corps de métier pour
préserver le secret du métier. On demandait parfois pour son succès l’assistance d’un maître de
l’occulte, le sorcier par exemple.
Le terme "bronze" a été invariablement appliqué à la plupart des pièces contenant du cuivre. Il convient
toutefois de distinguer les pièces en bronze de celle en laiton. Le bronze est un alliage de cuivre avec
au moins 5% d’étain. Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc. Il y a autant de pièces en laiton qu’il y en
a en bronze dans les créations de l’Afrique subsaharienne. Les bronzes d’étain contiennent jusqu’à 10%
d'étain ; lorsque le zinc est utilisé, son pourcentage peut aller jusqu’à 45%. Les alliages cuivreux ont
l’avantage d’offrir des objets plus solides que ceux en cuivre pur. Ces bronzes sont plus faciles à fondre
et à mouler, ils sont plus résistants aux chocs et donnent un son plus pur que le cuivre. Parfois on
ajoute au cuivre deux ou trois autres métaux : le plomb et l’étain, ou le plomb, l’étain et le zinc. On parle
alors de bronze tertiaire ou quaternaire. La couleur finale de la pièce varie en fonction de la plus ou
moins grande quantité de métal ajouté. Plus elle est claire, plus il y a de métal additionnel. |